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Un coaching commence toujours par quelque chose de très personnel,
 une situation précise : un poste qui ne tient plus, une voie à choisir, une perte à traverser, une décision qui ne s'assume pas.
Travailler sur soi est un cadeau que l'on s'offre, et que l'on offre au monde qui vient.
Un monde auquel nous prenons part en position d'auteur·ice.
Vous faire de la place, vous accompagner pour que vous preniez la vôtre,

est un privilège.

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Voir le monde changer — y vivre sa propre métamorphose ?

Comment habiter sa propre vie lorsque les repères collectifs s'altèrent plus vite que la capacité à les réinventer ? Comment faire de nos ancrages intérieurs des sources de robustesse sans qu'ils nous immobilisent ? Comment décider, agir, tenir, lorsque les trajectoires que l'on tenait pour acquises ne tiennent plus, et que les outils habituels — adaptation, optimisation, performance — ne sont manifestement plus suffisants ? 

Ce que notre époque demande n'est pas une simple évolution, c'est une métamorphose.
Non pas l'optimisation d'un processus que l'on opère sur soi, mais une transformation qui engage l'être tout entier et qui s'accomplit en convoquant le discernement pour distinguer ce qui doit être tenu de ce qui doit être laissé ; la créativité pour inventer des formes là où les modèles font défaut ; le courage pour traverser le seuil entre ce que l'on cessait d'être et ce que l'on n'est pas encore ; la joie comme énergie même du mouvement – signe que la transformation s'accomplit depuis le vivant et non depuis la contrainte.

energeia est une pratique de coaching qui accompagne celleux qui ont le désir de répondre à ces questions dans les registres professionnels et personnels, avec la conviction que chaque trajectoire ainsi réinventée constitue une facette de la révolution fractale à faire advenir.

Du possible au réel, vivre en acte !

Le voyage intérieur permet de nouvelles rencontres, de construire de nouveaux horizons, toujours ouverts.

Il engage à tenir la promesse d'une fidélité à un "qui je suis" au-delà de ses déterminismes, et permet de tisser des liens fertiles à l’autre.

Il conduit à une dynamique narrative capable de se traduire en acte pour advenir et apparaitre sans se trahir.

Il est aussi la réponse la plus exigeante aux enjeux d’un monde en transition permanente — espace radicalement liminal aux perspectives chaotiques.

Face à l'épuisement causé par les difficultés personnelles ou professionnelles — celui qui naît du fait de devoir sans cesse s'adapter, de revêtir une identité imposée plutôt que choisie — il offre une ancre qui n'immobilise pas.

Non pas la certitude de ce que l’on est, mais la fidélité à ce que l’on s'est promis d'être.

Là où l'accélération fragmente, cet arpentage intime restaure une continuité narrative — ce fil que l’on tend entre ce que l’on a vécu, ce que l’on s'est promis, et ce que l'on choisit de faire.

En tissant des liens fertiles à l'autre — non par fusion mais par reconnaissance mutuelle — il construit, au cœur même de l'instabilité, ces micro-solidarités qui bâtissent les architectures robustes au sein d’un monde imprévisible.

Il n’offre pas une simple solution, mais une manière d’habiter le soi. Celle d’un soi suffisamment ancré pour rester ouvert, suffisamment libre pour rester fidèle, suffisamment présent à lui-même pour être vraiment présent aux autres.

C'est à ce voyage accompagné que le coaching d'energeia vous invite.

Un compagnonnage sans prescription de direction — pour que vous trouviez la vôtre, et pour être présent à chaque étape d'un chemin qui n'est pas linéaire.

Une promesse de présence, pas de facilité : il y a des hauts, des creux, des moments où l'on doute avant de comprendre que le doute faisait partie du travail.

Le coach est présent dans les vallées autant que sur les crêtes, parce que c'est souvent dans les creux que se révèle l’essentiel.

Pour nuancer la métaphore du compagnonnage, le "chef-d'œuvre" n'a pas ici le sens d'une perfection académique — mais il est la preuve que vous avez intégré vos apprentissages, les gestes justes, et en avez fait quelque chose de singulier.

Le coaching individuel vise un résultat concret. Le "chef-d'œuvre", c'est vous : la version de vous-même qui aura su traverser une période cruciale, décider en conscience, avancer dans la direction choisie — et tenir la promesse que l’on s'était faite.

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Le coaching : pour qui, pour quoi ?

En entreprise, les demandes d'accompagnement en coaching sont souvent motivées par un processus de transformation, un contexte à fort enjeux, ou une situation mal vécue.

Le coaching de développement, en croissance du fait d'une meilleure sensibilisation des dirigeant·es et RH, présente l'avantage d'anticiper les difficultés organisationnelles, ou d'accompagner les personnes dans leur évolution professionnelle.

Le life-coaching, en dehors de l'entreprise, accompagne la personne dans sa vie — projets, transition professionnelle, équilibre de vie, connaissance de soi — sans se limiter à la sphère professionnelle.

Vivre en acte !
Quel sens cette proposition porte-t-elle ?

Les mutations socio-économiques et technologiques que nous traversons ne posent pas seulement la question de ce que l'on sait faire — elles posent la question de qui l'on est, quand ce que l'on sait faire ne suffit plus.

Au moment où les compétences ont une durée de vie de plus en plus courte, ce qui dure — ce qui résiste, ce qui se transfère d'un contexte à l'autre — c'est la qualité du rapport que l'on entretient avec soi-même.

Vivre en acte, au sens d'Aristote, c'est ce que l'intelligence artificielle ne peut pas simuler, ce que le marché ne peut pas prescrire, et ce que le coaching d'energeia propose d'accompagner.

Dans un monde qui automatise l'exécution, ce qui devient rare — et précieux — c'est la délibération.
La capacité à décider en conscience dans l'incertitude, à tisser des liens fertiles dans l'instabilité, à construire du sens là où les algorithmes ne voient que des données.

Vivre en acte : choisir plutôt que subir !


Au (déjà !) classique VUCA :

Volatility - Ce qui était stable hier peut disparaître demain. Les repères bougent plus vite que notre capacité à les anticiper.
Uncertainty - Les certitudes sur lesquelles nous avions construit nos trajectoires ne tiennent plus. L'avenir est moins lisible que jamais.
Complexity - Les problèmes n'ont plus de solutions simples. Chaque décision engage un système dont on ne maîtrise pas toutes les variables.
Ambiguity - Les signaux sont contradictoires. Les causes et les effets se brouillent. Savoir lire une situation devient une compétence rare.

a succédé le cadre conceptuel BANI, proposé par l'anthropologue Jamais Cascio en 2020

Brittle - Fragile : les systèmes performants peuvent s’effondrer sous l’effet de chocs imprévus, faute de robustesse.
Anxious - Anxiogène : l’incertitude et la surcharge d’informations génèrent de l’anxiété, tant chez les individus que dans les organisations.
Nonlinear - Non-linéaire : les causes et les effets semblent décorellés.
Incomprehensible - Incompréhensible : d'une complexité qui résiste à l’analyse.

Nos environnements — naturels, sociaux, politiques, techniques — sont l'objet de transformations rapides, à toutes les échelles.

L'urgence écologique n'est plus une projection lointaine. Elle est une expérience vécue qui modifie en profondeur notre rapport au temps, à l'avenir, à la transmission. Cette incertitude existentielle travaille en sourdine les choix professionnels, les décisions de vie, le sens même que l'on donne à ses engagements.

Les démocraties, que l'on savait imparfaites mais que l'on croyait acquises, révèlent leur fragilité. Montée des autoritarismes, polarisation des débats, érosion de la confiance dans les institutions, tout cela s'infiltre dans la manière dont chacun·e se situe : dans son rapport à la parole, à l'engagement, à la possibilité même d'agir collectivement. Quand les espaces de délibération se rétrécissent, c'est la capacité des individus à se penser comme citoyens — et non comme agents de production et de consommation — qui s'atrophie.

Les liens sociaux eux-mêmes se reconfigurent. Les structures collectives qui offraient un cadre d'appartenance et de solidarité se sont affaiblies sans que de nouvelles formes les aient pleinement remplacées. L'individu se retrouve plus autonome mais aussi plus exposé — sommé de construire seul ce qui se construisait autrefois à plusieurs : du sens, de la sécurité, une place dans le monde.

Ces crises ne sont pas juxtaposées. Elles se nourrissent mutuellement et convergent sur l'individu comme une triple mise à l'épreuve : du sens que l'on donne à sa trajectoire, des liens sur lesquels on s'appuie, et de la capacité d'agir que l'on se reconnaît.

Le sociologue Hartmut Rosa appelle la stabilisation dynamique cette logique par laquelle nos sociétés doivent accélérer sans cesse pour simplement maintenir leur équilibre. Elle a, selon lui, un effet nocif qu'il qualifie d'aliénation : plus nous allons vite, moins nous sommes capables d'être affecté·es transformativement par ce que nous traversons. 

Dans ce contexte, l'intrusion fulgurante de l'intelligence artificielle n'est pas simplement un facteur supplémentaire. Elle ne pose pas seulement une question technologique ou économique : elle questionne brutalement notre anthropologie. Que reste-t-il d'irréductiblement humain lorsqu'une machine produit du texte, compose de la musique, pose un diagnostic, offre de l'empathie ? Si nous avons longtemps défini l'humain par sa raison — l'homo sapiens — puis par sa capacité à fabriquer des outils — l'homo faber — l'IA vient ébranler ces deux socles en même temps.

Elle interroge brutalement ce qui fonde notre valeur intrinsèque et notre rôle dans le travail, notre sentiment d'utilité, et jusqu'à notre identité professionnelle ; ces repères que quarante années de transitions successives avaient déjà fragilisés.

L'anthropologie que l'IA nous contraint à reformuler n'est plus celle d'un être défini par sa supériorité cognitive, mais celle d'un être relationnel, situé, incarné, dont la valeur tient précisément à ce qu'il éprouve et non à ce qu'il calcule. Ce qui résiste à l'IA n'est pas une compétence technique. C'est une présence. Un jugement. Une façon singulière de lire une situation, de créer du lien, de décider avec intuition, d'inspirer confiance, de revendiquer une éthique propre.

L'IA, en automatisant le savoir-faire, nous renvoie à ce qui relève du savoir-être et du savoir-devenir : la conscience de soi, la reliance au vivant, la capacité de faire sens dans l'incertitude. Ce sont des éléments qui ne s'acquièrent pas dans un catalogue de formations — ils émergent quand un être humain est suffisamment aligné avec ce qu'il est pour agir depuis ce lieu-là.

Et c'est précisément depuis ce lieu-là — ou depuis son absence — que se décide l'usage que nous faisons de ces outils.

Si elle opère au service d'un modèle extractiviste, l'IA démultiplie la puissance destructrice. Si elle est orientée vers la surveillance de masse, elle en devient un outil redoutable Si elle est mise au service de la coopération et de la régénération, elle peut en devenir un levier sans précédent. La question n'est donc pas de savoir si elle transformera nos organisations et nos vies — c'est déjà le cas — mais qui en détermine les finalités, et selon quelles valeurs.

Nos cartes sont obsolètes, nous n’avons plus de coordonnées fixes à indiquer aux GPS : il nous faut apprendre à progresser avec notre boussole intérieure.

Ce n'est pas une injonction à la performance. C'est une invitation à une forme de maturité que notre époque rend nécessaire. Les organisations et les sociétés qui traverseront les ruptures en cours ne seront pas celles qui auront les processus les plus performants, mais celles qui seront capables d'actualiser leurs systèmes vers plus de robustesse et de soutenabilité.

J'ai la conviction qu'il revient aux citoyen·nes, au sein même de ces structures, de penser et d'agir avec discernement pour devenir co-producteur·ices et co-acteur·ices d’un futur souhaitable, qui échappe aux logiques de prédation — qu'elles soient politiques, marchandes, ou techno-féodalistes.

Chaque engagement individuel constitue une facette de la nécessaire révolution fractale à mener.

Ces injonctions sont partout, dans les discours RH, les livres de développement personnel, les formations professionnelles, les plateformes de coaching elles-mêmes. Ces modalités propres au monde du travail contemporain ne sont pas mauvaises en elles-mêmes :

• Derrière « développez votre employabilité », il y a une réalité : les marchés du travail se transforment vite, les compétences obsolètes créent de la vulnérabilité, et il est sage de ne pas subir passivement ces transformations. C'est une invitation légitime à la responsabilité.

• Derrière « construisez votre marque personnelle », il y a une autre réalité : dans un monde saturé d'offres, savoir formuler ce qu'on apporte de singulier est une compétence clé, qui détermine en grande partie la qualité des opportunités que l'on attire.

• Derrière « portez un projet », il y a une promesse : l'engagement dans quelque chose qui vous dépasse et qui donne du sens, de l'énergie, une raison de se lever le matin.

Ces démarches semblent viser l’émancipation mais elles reposent, souvent à l'insu de celleux qui les pratiquent, sur une manière très particulière de traiter l'être humain : comme un objet à optimiser plutôt que comme un sujet à accompagner.

Ce discours dominant revêt l'apparence de la liberté. Il vous place au centre. Il vous dit que vous êtes l’auteur·e de votre trajectoire, l’entrepreneur·e de votre vie.
Pourtant, il ne vous demande pas qui vous êtes.
Il vous demande ce que vous valez.
Il ne s'adresse pas à vous comme sujet, comme un être qui pense, désire, choisit. Il s'adresse à vous comme à ressource, vous définit comme un actif à optimiser, une compétence à valoriser, un profil à rendre attractif.

Ce glissement est subtil et, à force de suradaptation, il est épuisant.

Il devient problématiques quand il efface la question du sujet. Lorsqu’il fait croire qu'optimiser son profil équivaut à se connaître, que construire une marque personnelle équivaut à savoir qui l’on est, que porter un projet équivaut à vivre une vie pleine de sens.

On peut passer des années à développer son employabilité sans jamais se demander si la fonction que l’on vise correspond à qui l'on est vraiment. On peut construire une marque personnelle impeccable et se sentir profondément étranger·e à ce qu'elle raconte. On peut porter un projet avec conviction… et découvrir un jour que ce projet n'était pas le sien.

Paul Ricœur nous rappelle que l'identité n'est pas un profil. C'est une promesse qu'on se fait à soi-même — et que l’on tient, ou que l’on apprend à tenir, dans le fil d'une vie. C'est cette promesse qui mérite d'être au centre d'un accompagnement. Ce n'est pas un luxe, c'est le seul fondement qui tienne dans la durée.

Ricœur appelait "la tâche éthique fondamentale" le fait de viser la vie bonne, avec et pour les autres, dans des institutions justes. Non pas se soumettre aux définitions que les institutions donnent de la vie bonne — mais élaborer, depuis soi, une manière singulière d'y contribuer.

Cet énoncé — la vie bonne, avec et pour les autres — situe cet élan à contribuer non pas dans l'intériorité seule, mais dans la qualité du rapport que l'on entretient, individuellement et collectivement, avec le monde. C'est précisément ce rapport que Hartmut Rosa interroge.

Dans Résonance, il propose une réponse à l'accélération contemporaine aliénante dans laquelle on réagit, on s'adapte, on s'épuise, mais on ne résonne plus : plus rien ne nous atteint de manière transformatrice. Il cherche ce qui constitue une vie bonne, et sa réponse est la résonance. La résonance se définit par la qualité du rapport au monde, qui peut s'établir à différents rythmes pourvu que la disposition intérieure le permette. Un rapport au monde dans lequel on est touché·e, transformé·e, et capable de répondre. 

Rosa distingue trois axes de résonance :
L'axe horizontal, c'est la résonance avec les autres — l'amitié, l'amour, la reconnaissance mutuelle. L'axe diagonal, c'est la résonance avec le travail, les objets, les activités — le moment où l'on se sent pleinement engagé dans ce que l'on fait, non pas par performance mais par présence.
L'axe vertical, c'est la résonance avec la nature, l'art, le sacré, ce qui dépasse — ces expériences où l'on se sent relié·e à quelque chose de plus grand que soi.

Même si l'axe diagonal adresse directement le registre professionnel, c'est seulement dans la conjonction des trois que se construit une identité qui ne se contente pas de s'adapter — mais qui contribue en s'épanouissant.

Enfin, sa proposition n'est pas individualiste. Restaurer la résonance ne se résume pas à un travail solitaire à travers des pratiques de méditation ou de retraite. C'est un travail qui suppose des conditions sociales, politiques, institutionnelles qui permettent à la résonance d'advenir.

Ce travail d'ajustement créateur s'établit dans une relation au monde où ce qui nous affecte — émotions, désirs, élans — rejoint ce qui nous met en mouvement — puissance d'agir, sens, engagement. Le monde et le sujet s'y touchent et s'y transforment mutuellement.


Hannah Arendt l'avait formulée bien avant l'ère du marketing : certains actes humains ne sont pas des productions. Ils sont des apparitions. Et formuler ce que l'on a à offrir au monde, depuis ce que l'on est, est peut-être l'une d'elles.

Dans La Condition de l'homme moderne, Hannah Arendt propose une distinction que la pensée économique contemporaine a presque entièrement effacée. Elle distingue trois formes fondamentales de l'activité humaine : le labor, le work, et l'action.

• Le labor, c'est ce qu'on fait pour survivre : les tâches répétitives, cycliques, qui ne laissent aucune trace durable. Manger, dormir, produire pour consommer. Le labor est nécessaire, mais il ne crée rien qui demeure.

• Le work, c'est la fabrication : construire un objet, écrire un texte, livrer une prestation. Le work laisse une trace dans le monde. Un produit, un service, quelque chose que l'on peut montrer, vendre, évaluer.

L’action ne se réduit ni à la survie ni à la production. Elle est l'acte par lequel un être humain se révèle dans l'espace commun, se montre tel qu'il est, prend une position, s'engage de façon irréversible. C'est précisément pour cela qu'elle est humaine au sens le plus plein du terme.

Arendt écrit que l'action est le seul domaine de l'activité humaine où quelque chose de neuf peut apparaître dans le monde. Le labor reproduit, le work fabrique, seule l'action inaugure.

Formuler une offre à ce niveau, ce n’est pas produire un argumentaire de vente.
C'est une déclaration d’existence : vivre en acte.


C’est dire : voici ce que je suis en mesure d'apporter au monde, depuis qui je suis vraiment. Voici la
transformation que je peux accompagner, parce que je l'ai moi-même traversée, ou parce qu'elle est l'expression la plus juste de ce que j'ai à donner.

Cette offre-là n'a pas besoin d'être défendue. Elle n'a pas besoin d'être vendue au sens ordinaire du terme. Elle a besoin d'être énoncée avec assez de précision et d’authenticité pour que celleux à qui elle correspond puissent la reconnaître — et se reconnaître en elle.
Arendt insiste sur quelque chose que nous préférons souvent éviter : l'action est toujours risquée parce qu'elle révèle.

Afficher une offre depuis qui l'on est vraiment, c'est s'exposer à un refus qui touche à ce que l’on est. C'est précisément pour cette raison que tant de professionnel·les affichent des offres génériques : la généricité protège. Si personne n'aime ce que je propose, ce n’est pas moi qui suis rejeté·e, c’est seulement un objet interchangeable, standardisé. Si je reste vague, je reste en sécurité.

Kant posait déjà cette distinction dans les Fondements de la métaphysique des mœurs : il y a ce que l'on fait par devoir — par conviction intérieure, parce que cela correspond à ce que l'on croit juste — et ce que l'on fait conformément au devoir — pour la forme, pour être bien vu, pour ne pas déroger. L'un engage l'être, l'autre le protège. L'offre générique est une offre conforme au devoir du marché ; l'offre comme acte d'existence est une offre par conviction. Elle expose ce que l'on est, pas seulement ce que l'on sait faire.

Mais cette protection a un prix. Une offre générique n'attire personne en particulier. Elle ne crée pas de reconnaissance, pas de lien, pas de fidélité. Elle laisse peu de trace.

L'offre comme acte d'existence suppose d'accepter ce risque ; celui d'être vu·e, d'être reconnu·e, d'être choisi·e ou non pour ce que l’on est réellement. C'est ce que Kierkegaard appelait le vertige de la liberté : la conscience que choisir vraiment, c'est renoncer à tous les autres possibles, y compris celui de rester protégé·e dans le flou.

Aristote distinguait deux états :

La dunamis, le potentiel en sommeil ;
L'energeia, ce même potentiel devenu acte.

L'energeia, c'est la vie en train de se réaliser pleinement. Non pas un idéal à atteindre, mais un mouvement en cours, l'être humain en train de devenir ce qu'il est capable d'être.

Pour Aristote, le chemin entre les deux ne part pas de l'introspection. C'est la hexis — la disposition acquise par la pratique et la répétition. On devient courageux en accomplissant des actes courageux, juste en accomplissant des actes justes.
Et c'est la phronesis — la sagesse pratique — qui guide cette actualisation : la capacité de discerner, dans une situation singulière, l'action juste au moment juste.

Aristote déployait une ontologie de l'acte, de l'accomplissement ; il ne parlait pas de conscience.

Vingt-trois siècles plus tard, Spinoza, Freud et Bourdieu, chacun dans son registre, nous révèlent l'angle mort de cette confiance dans la pratique : la hexis peut être aveugle. Nous agissons, certes — mais depuis nos pulsions, nos peurs, nos habitudes, nos croyances héritées ; depuis ce que l'on a appris à être. Nos dispositions acquises ne sont pas toujours les nôtres — elles sont souvent celles qu'on nous a transmises, imposées, ou que nous avons adoptées pour survivre.

Nous sommes en mouvement, mais ce mouvement n'est pas toujours le nôtre. Un rouage en mouvement tourne, parfois vite, parfois longtemps, parce qu'il y est mécaniquement contraint, sans jamais pouvoir se demander pourquoi. Ce qui distingue l'humain du rouage, ce n'est pas l'action. C'est la capacité de s'arrêter pour interroger le sens de cette action. De passer de l'exécution à la décision.

C'est ici que l'introspection et la posture réflexive prennent tout leur sens. Non pas comme le chemin qu'Aristote décrivait, mais comme celui que notre époque exige pour que la hexis soit véritablement la nôtre. Pour établir la cartographie de la dunamis empêchée — là où l'élan vital se fige — et pour que l'energeia ne soit pas la répétition inconsciente de ce qu'on a appris à être, mais l'accomplissement de ce que l'on choisit de devenir.

L'acte sans conscience peut être puissant et dénué de sens profond. La conscience sans acte peut être lucide et inopérante. C'est leur rencontre qui produit une vie pleinement en œuvre, habitée de l'intérieur, déployée vers l'extérieur.

Un coaching qui accompagne cette démarche intérieure conduit à une vision plus claire, des décisions plus justes, des actes plus conscients, et des relations plus épanouissantes. Vivre en actes conscients n'est donc pas une trahison d'Aristote. C'est ce que sa pensée devient quand on lui adjoint les outils conceptuels du monde contemporain.

Lors de chaque séance, le coach crée un espace précis, sécurisé, exigeant, dans lequel vous apprenez à vous observer, sans vous juger, en train de penser, de ressentir et d’agir dans le monde, avec une clarté que le quotidien ne permet pas.

C'est dans cet espace que les croyances limitantes deviennent visibles et que les méconnaissances peuvent être levées ; non pas parce qu'elles étaient cachées, mais parce qu'elles étaient trop proches pour être vues. La posture réflexive crée la distance nécessaire pour que vous puissiez choisir d'agir autrement.

Cette posture du coach n'est pas une passivité. Elle demande une présence totale, une écoute active et fine de ce qui ne se dit pas, une capacité à poser la question juste au moment exact où elle peut tout changer. Elle est l'expression la plus fidèle de ce qu'Aristote décrivait : on ne peut pas actualiser le potentiel de l’autre, on peut seulement l'accompagner jusqu'au seuil où iel choisit de passer à l’acte.

Le monde vous demande ce que vous savez faire.
La réponse est dans qui vous êtes.

Le coaching, un visage contemporain de la philosophie pratique ?

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Cheminer ensemble

Mon coaching trouve son inspiration dans la tradition du compagnonnage — non pas comme une référence nostalgique, mais comme une pratique vivante.

Celle d'un compagnon qui ne prétend pas délivrer un savoir — il engage le sien, le met en jeu au contact du réel de l'autre.

Celle d'un artisan qui transmet par le faire, dans une progression côte à côte, avec l'expérience comme outillage, la lecture systémique comme boussole, et l'intelligence relationnelle comme matière première.

On peut avoir parcouru la carte sans avoir arpenté le territoire. C'est dans cet écart que le coaching prend tout son sens : marcher dans le réel, franchir les frontières des représentations pour construire de nouvelles routes.

De nouveaux itinéraires se déploient en questionnant ce qui est présent, pour accéder à d'autres possibles. Chacun·e y élabore ses propres réponses, plus profondément, plus solidement, en accueillant les émotions comme des repères précieux sur le chemin.

La confiance est à la fois la condition préalable et le fruit de ce compagnonnage. Il faut s'être reconnu·es pour prendre le départ, puis s'être dévoilé·es pour la transformer en espace de liberté créative.

Ma posture est celle d'une pleine présence ; j'y suis entier, sensible aux ressentis, attentif à ce qui est dit autant qu'à ce qui ne l'est pas encore. 
Cette présence, non jugeante, donne la permission d'aller vers ce qui était impensable, semblait impossible, interdit ou tabou — une autre manière d'être, de ressentir, de penser.
Elle offre également la protection d'une intelligence de situation qui autorise la prise de risque sans mise en danger.

Ma pratique ne consiste pas en une succession de rendez-vous à cocher dans un agenda. C'est une relation, un espace qui, entre les séances, reste en tension : quelque chose y continue de progresser, de se préciser, parfois de résister.

Ce compagnonnage se traduit par un engagement qui n'est pas limité par le cadre institutionnel d'un coaching prescrit en entreprise, et par des modalités de travail adaptées à chaque situation.

Questions de cadre

La prise de contact peut se faire à votre convenance par mail ou par téléphone.

Elle nous permet de programmer un premier espace d'échanges. Cette mise en présence vous permet de me poser toutes les questions qui vous sembleront utiles.

C'est aussi pour moi le moyen d'explorer avec vous votre demande pour vérifier qu'elle entre dans le cadre de ce que je peux vous proposer.

C'est enfin le moment où la perception subtile, l'intuition, ont leur rôle à jouer dans votre décision. C'est pourquoi un entretien en présentiel est préférable, même si une visio reste envisageable.

Il peut arriver que je ne me considère pas comme la ressource la plus adaptée pour répondre à votre besoin. Les raisons peuvent en être multiples : une prescription de coaching de performance, ou un besoin relevant de la psychothérapie, pour exemples.

Je m'autoriserai à l'exprimer dans le respect de votre personne et, si vous le souhaitez, à vous proposer d'autres options ou praticien·nes.

Après le premier échange décrit ci-dessus, dans le cas d'une décision positive de votre part, nous programmerons une première séance facturable.

Celle-ci ne vous engage pas à contractualiser d'emblée pour une mission de coaching.

Elle nous permet de valider mutuellement l'adéquation entre ma posture et votre besoin. C'est un espace nécessaire pour effectuer un cadrage systémique de votre demande : prendre connaissance de votre contexte, et explorer avec vous la cohérence entre la demande formulée et un éventuel besoin sous-jacent, parfois encore voilé.

Cette séance vous aide à préciser vos premiers objectifs, en les actualisant le cas échéant.

Vous aurez ensuite le temps de la réflexion pour décider de poursuivre, ou non, ce travail avec moi.

Votre décision d'entamer ce parcours avec moi confirmée, je vous demanderai un premier engagement contractuel de 3 séances.

Cet engagement mutuel nous donne le temps nécessaire pour qu'un vrai travail s'amorce — y compris dans les moments de doute, qui font partie intégrante d'un processus qui peut solliciter l'homéostasie de votre propre système, en se manifestant par une déstabilisation inconfortable, activant des résistances explicites ou implicites.

En fonction de votre appréciation, les séances suivantes, si elles sont nécessaires, seront programmées à un rythme adapté, éventuellement variable, cohérent avec vos ressources — financières, en énergie et en disponibilité — et avec le temps de maturation et d'intégration nécessaire.

Si vous êtes salarié·es et que votre accompagnement est pris en charge par votre entreprise, un contrat cadre peut être établi selon ce même protocole.

Dans tous les cas, les séances font l'objet de factures établies pour chaque séance.

energeia ne contracte pas de coaching prescrit devant faire l'objet d'un accord d'objectifs tripartite avec votre DRH ou le dirigeant de votre structure. Le cas échéant, Stratèje pourra être votre interlocuteur dans ce cadre institutionnel : www.strateje.fr

Les séances peuvent se dérouler en distanciel (visio) ou en présentiel.

Dans ce dernier cas, le cadre de travail constitue un élément ude décadrage.
Pour cette raison, les séances ne se déroulent ni sur votre lieu de travail, ni en cabinet.

Classiquement, le coaching individuel — notamment de dirigeant·es — se pratique dans des lieux calmes, propices à la confidentialité : grands hôtels, espaces de co-working par exemple.

En fonction du processus, je peux être amené à vous proposer de travailler dans un cadre agissant, qui puisse constituer un soutien ou une inspiration pour vous : forêt, parc, musée, tiers-lieu... selon des modalités adaptées.

Les séances sont facturées à un taux fixe, pour une durée de 1h30 à 2h00.
Cette durée permet un travail en profondeur, en restant cohérent avec la capacité moyenne de concentration compte-tenu du niveau de sollicitation nécessaire.

Cette souplesse permet de clore à un moment clé. Il peut être contre-productif de prolonger artificiellement le processus alors qu'une prise de conscience ou qu'une libération émotionnelle mérite d'être ancrée par un travail d'intégration à mener de votre part.

En cohérence avec mes valeurs et dans un souci d'équité, ce tarif est fixé entre nous "en conscience" et fait l'objet d'un échange simple et direct.
En fonction du mode de financement (individuel ou entreprise) et de votre situation, il se situe dans une fourchette de 120€ à 200€.

Les factures vous sont adressées à J+1 et sont réglables à réception.

Un compagnonnage ne se réduit pas à une succession de séances.

C'est un processus qui s'appuie sur une relation, et qui doit maintenir une tension positive chez vous, pour que le travail s'inscrive dans votre environnement quotidien.

La possibilité d'échanges — téléphoniques ou par mails — reste ouverte, dans la limite de ma disponibilité et dans une proportion cohérente avec le rythme des séances.

Ils peuvent se faire à votre initiative de manière à traiter une situation particulière en temps réel, rebondir à froid sur un élément important de la séance, ou vous apporter un feed-forward sur un document que vous aurez produit.

Je peux également vous solliciter pour partager une information, recueillir votre ressenti après une échéance attendue, ou vous proposer un "exercice" spécifique. De mon côté aussi, le travail se poursuit entre les séances !

Dans tous les cas, ces échanges ne font pas l'objet d'une facturation, sauf demande particulière de votre part pour une séance non planifiée, en réponse à un besoin émergent.

Votre route tracée, lorsque nos chemins se séparent, je reste disponible pour des échanges ponctuels de manière à soutenir ce qui a été inititié.

Si des séances supplémentaires vous semblent nécessaires dans le temps long, celles-ci se font sans renégociation du cadre contractuel, sauf à ce que votre situation matérielle ait drastiquement évolué.

La vigilance que je porte — y compris dans ma propre supervision — sur les éventuels processus de transfert et contre-transfert ne doit pas empêcher des échanges enrichissants, dans un cadre sain et librement consenti, à la juste distance relationnelle.

La règle de la plus stricte confidentialité ne souffre aucune dérogation.

Quel que soit le cadre d'exercice de mon métier de coach ces 18 années — coaching de dirigeant·es, de CODIR ou d'équipes — elle s'impose comme une condition à la confiance nécessaire.

Je ne vous solliciterai pas au titre de "référence" pour d'éventuel·les client·es.

La seule éventualité de partage des contenus de nos échanges — anonymisés — se situe dans l'espace de ma propre supervision, garante de votre intégrité : primum non nocere.

FORMATIONS  •  CERTIFICATIONS

CERTIFICATION AU COACHING PROFESSIONNEL

Académie du coaching (2008)
François Delivré
François Souweine
Noëlle Philippe
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APPROCHE SYSTÉMIQUE APPLIQUÉE AU COACHING
Jacques-Antoine Malarewicz
(2011)

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Théorie Organisationnelle de Berne — TOB

Mediaxion (2014)
François Vergonjeanne 


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• Coaching de performance • Breakthrough — Metasysteme / Alain Cardon

• Intelligence Collective : D.U. Université de Cergy-Pontoise

• Presencing : Presence & leadership Institute — Pierre Goirand

• Créativité : Visioning • Futur Search — Iris Créativité

• Personal Branding Strategist certifié — Personal Branding France

• Certification au pilotage de tiers-lieux — La Coopérative Tiers-Lieux

Ingénierie de projets culturels
ESIAG • Groupe EAC (1995)

Ingénierie des nouveaux médias
École Centrale de Paris • ICTM (1997)

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Se [re]connaître ?

Curriculum vitæ — la course de la vie.

Une belle formule que l'on réduit aujourd'hui à un CV formaté qui ne dit rien - ou presque - de la personne.

Personal branding, mini-bio, blog, elevator pitch... des formats plus exhaustifs, authentiques ou argumentés sont aujourd'hui disponibles pour se présenter et tenter de se "vendre".

L'enjeu est ici, pour moi, de donner à voir ce qui est à l'œuvre lorsque j'accompagne.

Le coach répond à une demande, il ne porte pas de projet pour son client.
Quand il confronte un·e client·e à son propre cadre de référence, c'est sans intention de l'y attirer.

Or, toute relation intersubjective, même inscrite dans un cadre professionnel et contractuel, rend impossible la prétention à une neutralité absolue.

C'est la personne entière — sa trajectoire, ses valeurs et ses convictions — qui entre en relation et accompagne l'autre, bien au-delà d'une liste de compétences.

Cette présentation pourra susciter chez vous l'envie d'un premier échange fertile, pour une interconnaissance inspirante, quel qu'en soit le prolongement.

Mes autres espaces de pratique

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LIEUX EN COMMUNS
Accompagnement de projets de l'ESS
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STRATÈJE
Coaching d'équipes et d'organisations

CONTACT

Patrick Bonnaudet  •  Paris
patrick@bonnaudet.com
06 63 38 33 03

L'HOMME EST UNE CRÉATION DU DÉSIR,
NON PAS UNE CRÉATION DU BESOIN.

Gaston Bachelard

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